Pour vérifier un numéro de téléphone mobile sans l’appeler, on utilise une requête HLR, souvent appelée « HLR lookup ». Elle interroge le réseau mobile et indique si le numéro est actif, quel opérateur le dessert aujourd’hui (même s’il a changé d’opérateur en gardant son numéro) et dans quel pays il est enregistré. C’est l’outil de base pour nettoyer un fichier de contacts avant une campagne SMS ou une campagne d’appels.
Le HLR, c’est quoi ?
HLR signifie Home Location Register. C’est la base de données d’un opérateur mobile qui contient les informations d’abonnement de ses numéros : le numéro existe-t-il, est-il en service, à quel abonné et à quel réseau est-il rattaché. Chaque opérateur mobile tient la sienne, et le réseau la consulte en permanence pour acheminer les appels et les SMS.
Une requête HLR pose simplement la question au réseau, sans faire sonner le téléphone et sans envoyer de message. La personne concernée ne voit rien.
Ce qu’une vérification vous apprend
Le numéro est-il actif ?
C’est l’information principale. Un numéro résilié, jamais attribué ou mal saisi ressort comme tel : inutile de lui envoyer un SMS facturé ou de faire perdre du temps à un commercial.
Quel opérateur le dessert réellement ?
En France comme ailleurs, on peut changer d’opérateur en gardant son numéro : c’est la portabilité. Le préfixe d’un numéro ne dit donc plus rien de l’opérateur actuel. La vérification renvoie l’opérateur réel du moment, ce qui permet de repérer les numéros portés.
Mobile ou fixe, et quel pays ?
Le résultat indique le type de ligne. Une ligne fixe ne reçoit pas de SMS : autant l’exclure d’une campagne SMS. Le pays du numéro sert, lui, à appliquer le bon tarif et la bonne réglementation.
Lire les statuts sans se tromper
Chaque numéro vérifié ressort avec un statut. Voici comment les lire et quoi en faire :
- Actif : le numéro existe et est joignable. À conserver.
- Inactif ou résilié : la ligne n’existe plus. À retirer de la base.
- Fixe : ligne fixe, non joignable par SMS. À exclure des campagnes SMS.
- Injoignable : téléphone éteint ou hors réseau au moment du test. À revérifier plus tard.
- Invalide : format incorrect ou numéro inexistant. À corriger ou supprimer.
Attention à ne pas confondre « injoignable » et « inactif ». Un numéro injoignable n’est pas mort : le téléphone était simplement éteint. Repassez-le en vérification quelques jours plus tard, à une autre heure, avant de le supprimer. Seul le statut inactif justifie une suppression directe.
Quand vérifier ses numéros
- Avant une campagne SMS : chaque SMS envoyé à un numéro mort est payé pour rien. Un taux d’échec élevé peut aussi nuire à votre réputation d’expéditeur auprès des opérateurs.
- Avant une campagne d’appels : vos agents n’appellent plus des numéros qui ne répondront jamais. Voir notre guide pour réussir une campagne de phoning.
- À l’inscription d’un client : vérifier que le numéro saisi existe vraiment limite les faux comptes. Pour confirmer que la personne possède bien le numéro, il faut en plus un code par SMS (OTP).
- Pour l’entretien de la base : une vérification régulière garde un fichier propre et des statistiques fiables.
Ce qu’une vérification ne fait pas
Un HLR lookup dit si un numéro fonctionne, pas si vous avez le droit de le contacter. Un numéro actif ne vaut pas consentement : les règles de la prospection par SMS ou par téléphone s’appliquent toujours. Pour les SMS, voir notre article sur les règles du SMS professionnel en France.
La vérification ne prouve pas non plus qui utilise le numéro. Pour s’assurer qu’un utilisateur possède bien le numéro qu’il donne, la bonne méthode est l’envoi d’un code de vérification : c’est le rôle de notre service OTP SMS.
Enfin, le résultat est une photographie à un instant donné : un numéro actif aujourd’hui peut être résilié dans trois mois. D’où l’intérêt de dater chaque vérification dans votre fichier.
Préparer son fichier
La plupart des erreurs viennent du fichier, pas de la vérification. Quelques règles simples :
- un numéro par ligne, sans texte autour ;
- le format international, indicatif compris (par exemple +33 pour la France), sinon le numéro ne peut pas être orienté vers le bon réseau ;
- pas d’espaces, de points ni de tirets ;
- dédoublonner avant l’envoi, car chaque ligne est facturée ;
- dans un tableur, mettre la colonne des numéros au format Texte, sinon le zéro de tête disparaît et les longs numéros sont convertis en notation scientifique.
Une fois le rapport récupéré, appliquez les actions du tableau des statuts, puis notez à côté de chaque contact la date de sa dernière vérification. Lors de la campagne suivante, vous saurez quels numéros revérifier en priorité : les injoignables et les plus anciens.
Les formules de vérification WebTic
Notre service de vérification de numéros se commande sans compétence technique : vous importez un fichier Excel ou CSV depuis votre espace client, ou vous saisissez les numéros un par un, puis vous récupérez un fichier avec le statut de chaque numéro. Trois formules sont proposées, toutes sur devis :
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Le nombre de numéros par import dépend de la formule (10, 100 ou 500 par envoi). Pour choisir, le plus simple est de demander un essai sur un échantillon représentatif de votre base : le taux de numéros invalides que vous constaterez vous dira quelle formule est la plus rentable. Le guide tarifs et formules de vérification HLR détaille ce choix.